Brokers for
Unicredit Bourse

Définition

Les Sprints ont été conçus comme des instruments simples. Ils s’adressent aux investisseurs qui anticipent une hausse modérée des marchés et qui souhaitent accélérer cette hausse sans prendre plus de risque que sur un investissement direct sur le sous-jacent.

Ces instruments financiers de nouvelle génération sont en fait un montage financier sur une action ou un indice, qui se présente sous la forme d’un titre coté en bourse, un certificat. C’est une valeur mobilière au même titre que les actions ou obligations.

Ces certificats sont transparents : leurs performances vont dépendre de caractéristiques simples, connues dés la création du produit et qui restent constantes.

Emetteur
Il s’agit de l’institution financière qui va créer le Sprint et qui en garanti le remboursement à la date de maturité. L’émetteur des Sprints doit respecter des critères stricts en terme de solidité financière et doit mettre en œuvre les moyens pour s’assurer d’une bonne liquidité sur le marché secondaire. Pour cela, il assure directement ou part l’intermédiaire d’un tiers – qui généralement fera partie du même groupe - une activité d’apporteur de liquidité sur les bourses sur lesquelles les instruments sont admis à la cotation. L’apporteur de liquidité présentera de façon continue des offres fermes à l’achat et à la vente sur le marché pendant toute la durée de la séance de négociation. Cette brochure se consacre en particulier aux Sprints émis par UniCredit, un groupe bancaire européen de premier plan avec d’excellentes notations par les agences spécialisées. L’apporteur de liquidité des Sprints émis par UniCredit est UniCredit Bank A.G - Succursale de Milan. 

Sous-jacent
Il s’agit de l’actif financier auquel se rapporte le Sprint et dont l’évolution conditionnera celle du Sprint. Choisir d’investir sur un Sprint peut se révéler une solution adaptée lorsque l’on estime que ce sous-jacent pourra connaître une hausse modérée à moyen terme. Les Sprints peuvent notamment porter sur des actions françaises ou étrangères ou des indices boursiers nationaux ou internationaux.

Levier ou Effet de levier
C’est le coefficient multiplicateur qui sera appliqué à la performance du sous-jacent lors de l’activation de l’effet d’accélération du Sprint entre la borne de départ et celle d’arrivée. Il est défini dès l’émission du Sprint ce qui rend les performances faciles à calculer.

Borne de départ
Il s’agit du niveau du sous-jacent à partir duquel la performance du sous-jacent est multipliée par l’activation du levier du Sprint. Ce niveau est défini dès l’émission et est exprimé dans la devise du sous-jacent (par exemple en Euro pour les actions françaises).

Borne d’arrivée
Il s’agit du niveau du sous-jacent où l’effet de levier du Sprint se termine et au-delà duquel la valeur de l’instrument est maximale et ne pourra plus s’apprécier. Ce niveau est défini dès l’émission de chaque Sprint et est exprimé dans la devise du sous-jacent (par exemple en Euro pour les actions françaises).

Parité
Il s’agit du nombre de sous-jacent auquel se rapporte un Sprint. Une simple règle de 3. Elle est souvent de 1 pour les Sprints portant sur des actions et de 1/100 pour ceux sur indice ; dans ce dernier cas un Sprint se rapporte à 0,01 indice ou 100 Sprints se réfèrent à 1 indice. Elle est également définie dès l’émission.

Quotité
Il s’agit du nombre minimum de Sprint qui peuvent faire l’objet d’une transaction en bourse; elle est souvent fixée à 1. Parité et quotité sont généralement définies pour rendre le Sprint le plus facilement comparable à un investissement direct sur le sous-jacent (direct pour ceux sur action, par le biais d’ETF dans le cas d’indices).

Echéance ou date de maturité
Il s’agit du dernier jour de validité des Sprints. A l’émission elle va généralement varier entre 6 et 18 mois. On remarquera que les Sprints sont généralement cotés sur Euronext Paris jusqu’à 6ème jour de bourse (inclus) précédant leur date de maturité.

Ces caractéristiques restent fixes. Elles pourront cependant être amendées lors d’opérations sur le sous-jacent (fusion, scission…) ou sur le marché de nature à modifier substantiellement les caractéristiques de l’instrument. Ces ajustements sont effectués le plus tôt possible après l’événement et dans l’optique de maintenir la situation des détenteurs la plus inchangée possible.

Les performances des Sprints vont dépendrent avant tout de celles de leur sous-jacent. Le Sprint dynamise cette performance entre les deux bornes. Investir sur des Sprints c’est simplement croire en un scénario de marché de hausse modérée d’une action ou d’un indice avec un horizon de moyen terme.
Ces performances dépendent du niveau du sous-jacent par rapport aux bornes de départ et d’arrivée. A la date de maturité, trois scénarii sont possibles :
  • Scénario 1: avant le début de «l’effet Sprint »
    Le prix de référence final du sous-jacent est inférieur à la borne de départ. Dans ce cas l’investisseur reçoit pour chaque Sprint un montant en Euros correspondant au prix de référence ajusté à la parité et le cas échéant suite à l’application du taux de change entre la devise du sous-jacent et l’Euro.

    Valeur de remboursement du Sprint = Prix de référence du sous-jacent / Parité x Taux de change
  • Scénario 2: « effet Sprint »
    Le prix de référence final du sous-jacent est compris entre la borne de départ et celle d’arrivée. Dans ce cas l’investisseur reçoit pour chaque Sprint un montant en Euros correspondant au niveau de la borne de départ complété de la performance du sous-jacent au-dessus de ce même niveau multiplié par le levier. Ce montant est ajusté à la parité et le cas échéant suite à l’application du taux de change entre la devise du sous-jacent et l’Euro:

    Valeur de remboursement du Sprint = [Borne de départ + Levier x (Prix de référence du sous-jacent– Borne de départ)] / parité x taux de change
  • Scénario 3: Fin de « l’effet Sprint »
    Le prix de référence final du sous-jacent est supérieur à la borne d’arrivée. Dans ce cas l’investisseur reçoit pour chaque Sprint le montant maximum de remboursement. Il s’agit d’un montant en Euros correspondant au niveau de la borne de départ complété de la différence entre la borne d’arrivée et celle de départ multiplié par le levier. Ce montant est ajusté à la parité et le cas échéant suite à l’applicationdu taux de change entre la devise du sous-jacent et l’Euro:

    Valeur de Remboursement du Sprint = [Borne de départ + Levier x (Borne d’arrivée – Borne de départ)] / parité * taux de change
Le prix de référence final utilisé pour le calcul de la valeur de remboursement est l’un des niveaux officiels diffusés par le marché de référence du sous-jacent (par exemple le cours d’ouverture). Pour chaque Sprint UniCredit il est disponible sur le site www.bourse.unicredit.fr
Les Sprints sont cotés en bourse, pour les acheter ou les vendre, il suffit de passer un ordre de bourse par le biais de son intermédiaire habituel. Il n’est pas nécessaire d’acquérir un Sprint dès sa date d’émission ni d’attendre la date de maturité pour le vendre.
La détention d’un Sprint UniCredit permet d’obtenir un rendement dynamisé si à l’échéance l’action cote à un prix compris entre les deux bornes. Dans le même temps, la performance du Sprint est limitée du fait de la présence de la borne d’arrivée, qui est le niveau du sous-jacent à partir duquel la valeur du Sprint est constante et où les hausses ultérieures ne sont plus prises en compte. Pour cela un investisseur qui aura atteint son objectif pourra, s’il le souhaite, revendre le Sprint sur le marché. On rappellera à ce stade que les Sprints UniCredit sont cotés en continue sur Euronext Paris de 9h05 à 17h25 et qu’un apporteur de liquidité est nommé par l’émetteur. Il présente pendant toute la durée de la séance des prix fermes à l’achat et à la vente.

Le cours du sous-jacent est l’élément le plus important dans la formation du prix de Sprint. D’autres facteurs influencent également le prix des Sprints.
Pour illustrer ces évolutions prenons l’exemple d’un Sprint sur l’action A, dont les bornes de départ et d’arrivée sont respectivement situées à EUR 26 et à EUR 27,5, un levier de 2, une parité de 1 et dont l’échéance est située à 7 mois, acquis lorsque l’action A cotait EUR 26. Remarquons que dans cet exemple l’action sous-jacente est cotés en Euro, et que le taux de conversion n’est donc pas appliqué dans les calculs.
Supposons que dans ces conditions le prix d’achat du Sprint est de EUR 26.
Dans notre exemple, trois cas peuvent être envisagés à la maturité :

Scénario 1:
l’action A enregistre rapidement une baisse et revient sur les EUR 25. La valeur de remboursement du Sprint correspond alors au prix de référence de l’action, soit dans ce cas EUR 25. Ceci implique une performance (brute) négative de 3,8 % pour l’action ou le Sprint. Si l’attente de hausse ne se vérifie pas, l’investisseur peut enregistrer une performance négative.
Pendant la durée de vie du Sprint: si l'action baisse avant l'échéance, le Sprint n'est pas toujours aussi sensible à la baisse que l'action (cela dépend du niveau du titre entre les bornes et du moment où intervient la baisse, toutes choses égales par ailleurs). C'est lorsque l'on s'approche de l'échéance que le cours du Certificat va tendre de plus en plus vers celui de l'action.

Scénario 2:
supposons qu’à l’échéance, le prix de référence de l’action A soit compris entre la borne d’arrivée et de départ et soit par exemple de EUR 27. La valeur de remboursement du Sprint correspond alors à la somme du niveau de la borne de départ complétée de la performance au-dessus de la borne de départ multipliée par le levier, ajusté à la parité, soit EUR 26 + 2 x (EUR 27 – EUR 26) = EUR 28.
Ceci permet d’obtenir une performance de 7,7% sur le Sprint contre seulement 3,8% (brutes) sur l’action.
Pendant la durée de vie du Sprint: son cours va évoluer différemment selon la rapidité et l'amplitude des fluctuations du titre. Tout autre facteur restant inchangé, si l'action progresse entre les deux bornes, le Sprint pourra sur-performer ou sous-performer très légèrement l'action sous-jacente. La performance additionnelle du Sprint par rapport à l'action se construit lentement dans le temps et le gain additionnel ne se réalise totalement qu'à l'échéance.

Scénario 3:
supposons qu’à l’échéance l’action A est enregistrée une forte hausse et se trouve à présent à EUR 30, au-dessus de la borne d’arrivée. La valeur de remboursement est dans ce cas maximale et reste constante. Elle correspond au niveau de la borne de départ complété de la différence entre les deux bornes multipliée par le levier, ajusté à la parité, soit EUR 26 + 2 x (EUR 27,5 – EUR 26) = EUR 29.
Ceci se traduit par une performance positive de l’investissement sur le Sprint de 11,5% (brute), un niveau constant pour tous les cours de l’action A au-dessus de la borne d’arrivée, contre dans ce cas une performance positive de l’action de 15,4% (brute). Jusqu'à une hausse du titre à hauteur de la borne d’arrivée moins le sur-coup éventuel d’achat, l'investissement en Sprints est plus intéressant que l'investissement en Actions.

Pendant la durée de vie du Sprint, le Certificat peut progresser différemment que le titre, si ce dernier connaît une hausse forte et rapide. L'effet du Certificat sera d'autant plus linéaire que la progression du titre s'étale dans le temps.
Rappelons par ailleurs que jusqu’à 6 jours de bourse avant la date de maturité, les investisseurs peuvent revendre leurs Sprints en bourse.
Les prix en temps réel des Sprints sont notamment disponibles sur www.bourse.unicreditmib.fr.
Tout investissement financier commence soit avec une stratégie de gestion de portefeuille ou sur une estimation que peux avoir l’investisseur sur l’évolution d’un actif, par exemple la hausse d’une action dans un certain intervalle de temps. C’est le scénario de marché. Pour réussir à la concrétiser (investir dans cette strategie), l’achat du sous-jacent en direct n’est pas toujours la solution la plus adaptée ni la plus efficace. Les certificats UniCredit font parti de ses instruments financiers de nouvelle génération qui permette d’investir dans un scénario de marché.

Pour choisir quand les Sprints pourront se révéler attractifs par rapport à un investissement direct, on pourra comparer la performance des deux alternatives dans les différents scénarii à la date de maturité.

Le graphique ci-dessous compare, à maturité, l’évolution de l’action B avec celui à maturité d’un Sprint sur l’action B avec des bornes de départ et d’arrivée respectivement à EUR 23,5 et EUR 25,67, une parité de 1 et un levier de 2. En abscisse sont reportées les cours de l’action à la date de maturité, en ordonnées la valeur de remboursement des investissements. La valeur de remboursement de l’action est représentée par la droite noire, celle du Sprint à maturité par la ligne brisée orange:

- si le cours de l’action est sous la borne de départ, le Sprint se comporte comme l’action et permet de recevoir un montant en Euros correspondant ;

- si le cours de l’action est compris entre les deux bornes, la valeur de remboursement du Sprint correspond au niveau de la borne de départ complété de la performance additionnelle au-dessus de celle-ci multipliée par le levier, dans notre exemple le double ;

- si le cours de l’action est supérieur à la borne d’arrivée, le Sprint donne droit au montant maximum correspondant au niveau de la borne de départ complété de la différence entre les deux bornes multipliée par le levier.




Supposons qu’au moment de la mise en place du scénario, le prix du Sprint et de l’action B sont de EUR 23,5.
A partir du graphique, on constate comment lorsqu’une baisse se produits sur l’action, la valeur de remboursement du Sprint correspond à la valeur de marché de l’action sous-jacente. Dans ce cas, l’action et le Sprint enregistrent une performance négative. Lors d’une hausse modérée de l’action, par exemple si son cours atteint EUR 25, le Sprint multiplie la performance de l’action par l’effet de levier.
Si l’action B enregistre une forte hausse et dépasse la borne d’arrivée, la valeur de remboursement est maximale et ne pourra plus s’apprécier. L’investissement en Sprint est donc plus intéressant jusqu’à ce que le prix de l’action correspondent à cette valeur maximale de remboursement amputé du surcoût d’achat éventuel (par exemple si l’investisseur a acquis le Sprint lorsqu’il se trouvait déjà à mi-chemin entre les deux bornes)